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[i564] DE LA VILLE
advenues durant les troubles en l'Hostel de lad. Ville. Et pour ce que led. seigneur a dict ne congnoistre lesd, pieces, y a envoyé François Bouthier, son serviteur, lequel les a veues et visitées. Et a dict qu'il n'en congnoist que une appartenant à feu nionsr le premier president, et la congnoist à une fisture qui est au droict de l'arrest et crochet, et d'une semblable en est en doubte, parce qu'il en fust donné aud. deffunct president deux de semblable calibre. Et quant aux autres, dict ne les congnoistre.
Requeste presentée par le sr de Longjumeau.
A monseigneur de Montmorency, mareschal de France, et Gouverneur de la ville de Paris.
"Supplie humblement Michel de Gaillard, escuyer, sr de Longjumeau11*, disant que de tout temps et ancienneté il a en son chasteau de Chailly quelque quantité de mousquetz et harcquebuzes à crocq pour la deffense de sond, chasteau, mesmes durant les troubles derniers, avoit en icellui cinq mousquelz el quatre harcquebuzes à crocq, mais au moyen desd, troubles lesd, pieces furent de vostre ordonnance admenées en ceste ville de Paris et mises en l'Hostel de Ville, lesquelles ne luy ont esté renduz; ce consideré, il vous plaise ordonner lesd, cinq mous-quetz ct quatre harquebuzes à crocq estre rendues aud. suppliant, et aussi l'enjoindre au Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, et vous ferez bien."
Ainsi signé : Gaillard.
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DE PARIS. 461
Et au dessoubz est escript cc qui s'cnsuict:
"Nous ordonnons que les cinqmousquetzet quatro harquebuzes à crocq, aud. sr de Longjumeau appartenans et prins en sa maison, de nostre ordonnance, et mis en l'Hostel de Ville, luy sont presentement rendues et mises en ses mains. Du vi0 Septembre mil vclxini."
Signé : de Montmorency.
Injonction au concierge de la Ville de rendre lesd. pieces.
Suyvant laquelle requeste, a esté mandé le consierge de l'Hostel de lad. Ville, auquel a esté dict et enjoinct de bailler presentement aud. sr de Longjumeau, present en personne, lesd, cinq mousquetz et quatre harquebuzes à crocq, et retenir lad. requeste pour sa descharge. Ce faict, et suyvant lad. ordonnance, led. consierge a rendu et delivré aud. s' de Longjumeau- lesd, cinq mousquetz ct quatre harquebuzes à crocq,J lesquelz il a faict mectre en une charrette pour les mener où bon luy semblera. Et partant en sera et demourra led. consierge deschargé, à la charge toutesfois quc led. s* de Longjumeau sera tenu representer et mectre en noz mains les deux harquebuzes à crocq, pretendues par les enfans de feu monsr le president Lemaistre leur appartenir, toutes et quantes foys, que par nous sera ordonné.
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DCLXVIII. — Arrest de la Court pour le danger de la peste.
12 septembre i564. (H 1784, fol. 264 v°.)
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Extraict des registres de Parlement'.
«Veu par la Chambre ordonnée au temps, des vaccations le procès-verbal faict par les officiers du
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Roy au Chastellet de Paris sur l'es remonstrances faictes par aucuns marchans de ceste Ville pour raison des marchandises ja amenées, et que l'on amené ordinairement en ceste Ville de la ville de Lyon, affin
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C Michel Gaillard, second du nom, seigneur de Longjumeau et de1 Chailly, qui-, au mois de septembre, adressait cette humble requête au maréchal de Montmorency, faisait, au mois de décembre suivant, arrêter de son autorité privée, en supposant un ordre du méme maréchal, Jean Tanchou, lieutenant criminel de robe courte, sous le prétexte qu'il avait pillé sa maison pendant la guerre civile. Celte affaire fit grand bruit, d'autant plus que le s' de Longjumeau, non content de protester contre l'élargissement de Tanchou qui avait été immédiatement ordonné, prit à partie le Parlement en termes peu mesurés. "J'appelle de vostre arrest, dit-il publiquement, parce que vous n'este3 mes juges, car quelques ungs des présidens et conseillers de ceste Court avoient des gens stipendiez avec les capitaines qui ont pillé ma maison et pourroient estre mes parties.» (Archives nationales, Parlement de Paris, X-° 1611, fol. 148.) Lorsque le Roi apprit "comme le s' de Longjumeau s'estoit desbordé en la Court de Parlement)), il le manda sur-le-champ «pour sçavoir ce qui l'avoit meu à ceste poursuitte». (H. de la Ferrière, Leures de Catherine de Médicis, t. Il, p. 248.) La terre de Longjumeau fut vendue en i5g6 par Michel Gaillard à Marlin Ruzé.
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